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Crédit immobilier : faut-il attendre 2026 pour emprunter ?

Alors que les taux des crédits immobiliers ne cessent de diminuer, les emprunteurs pourraient être tentés d’attendre avant d’aller solliciter leurs banques et ainsi payer moins d’intérêts. L’attentisme serait une erreur selon l’Observatoire Crédit Logement CSA, qui prévoit une hausse des taux d’intérêts en 2026.
La baisse des taux va-t-elle se poursuivre ? C’est la question que se posent tous les emprunteurs. Il faut dire que la conjoncture actuelle a de quoi les rendre optimistes. Depuis janvier 2024, le taux moyen des crédits immobiliers a considérablement diminué, passant en 18 mois de 4,2% à 3,11%, d’après les dernières données publiées par la Banque de France. Des baisses de taux notamment consenties à la suite des huit baisses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), qui a fait passer ses taux de refinancement et dépôt à respectivement 2,15% et 2%.
Pourtant, les beaux jours sont terminés pour les emprunteurs à en croire le bilan trimestriel publié par l’Observatoire Crédit Logement CSA.
La période de baisse des taux s’achève. Déjà car “ni les ressources d’épargne des particuliers, ni les taux des marchés obligataires n’ont diminué”.
Dans le même temps, la croissance – 0.6% en 2025, NDLR – et l’évolution du pouvoir d’achat des ménages (+0.3% en 2025) resteront faibles”, poursuit l’Observatoire. Et ce dernier de rappeler que la possible baisse des taux de la BCE à la fin de l’été ne soit la dernière.
💬 “Ces évolutions ne permettront donc pas de desserrer les contraintes pesant sur le financement de l’immobilier. Un redémarrage prononcé de l’offre de crédits bancaires est de ce fait peu probable”, poursuit l’organisme.
2026, année de hausse des taux
Au contraire, les taux devraient même augmenter de nouveau en 2026. Avec un calendrier très précis : 3,05% en moyenne au dernier trimestre de l’année 2025 – et 3,11% sur toute l’année -, puis une lente progression atteignant 3,40% sur le dernier trimestre de l’année 2026.
Sur l’ensemble de l’année prochaine, les taux moyens devraient avoisiner 3,31%, soit 0,20 point de plus qu’aujourd’hui.
En attendant que cette prédiction se réalise, ou pas, les ménages pourraient profiter d’une année 2025 “promotionnelle”, durant laquelle les banques maintiendraient leur taux pour attirer de nouveau clients. Elles demeureront cependant “sélectives”, a précisé Michel Mouillart, professeur et docteur en économie, porte-parole de l’Observatoire. Comprendre qu’elles financeront d’abord les ménages les plus aisés afin d’éviter d’engranger des “risques de défaut supplémentaires”.
Les banques sont en effet volontaristes puisqu’elles prêtent de plus en plus. La Banque de France note une nette reprise de la production de crédit depuis le début de l’année. Elle a atteint 11,5 milliards en mai, soit 40% de plus qu’au même moment l’année dernière (8,2 milliards d’euros).
Une tendance confirmée par L’Observatoire : sur le deuxième trimestre 2025, le nombre de prêts accordés à augmenté de 44,7% sur le seul marché de l’ancien.
Bien loin des chiffres abyssaux du printemps 2024, qui avait vu le nombre de crédits immobiliers chuter de 23% sur un an.
