Assurances » Actualités » Crédit immobilier : les taux poursuivent leur hausse en février
Crédit immobilier : les taux poursuivent leur hausse en février
Comme depuis septembre, les taux des crédits immobiliers ont augmenté en février. Ils devraient poursuivre leur hausse au cours du printemps.
Après plusieurs mois de stabilisation, les taux des crédits immobiliers sont désormais bien entrés dans une phase de remontée. En février 2026, le taux moyen s’établit à 3,25 %, contre 3,20 % en janvier. Comme le souligne l’Observatoire Crédit Logement/CSA, « la remontée des taux se poursuit, mais à un rythme modéré”. Autrement dit, le marché reste loin des hausses brutales observées en 2022 et 2023, mais la dynamique s’inverse progressivement.
Entre juin 2025 et février 2026, les taux des prêts à 25 ans ont finalement bondi de 0,2 point et ceux à 20 ans de 0,18 point. Dans le détail, les taux atteignent aujourd’hui 3,11 % sur 15 ans, 3,25 % sur 20 ans et 3,32 % sur 25 ans.
Cette hausse s’explique d’abord par le“coût des ressources”, estime l’Observatoire Crédit Logement/CSA. En d’autres termes, prêter de l’argent coûte plus cher aux banques, qui répercutent progressivement cette hausse sur les emprunteurs. Par ailleurs, l’environnement économique reste incertain. Entre inflation encore présente et tensions internationales, les marchés financiers évoluent avec prudence, ce qui limite toute baisse rapide des taux.
Une perte de pouvoir d’achat
Conséquence directe : la capacité d’emprunt des ménages se réduit légèrement. L’Observatoire note ainsi “une dégradation de la solvabilité de la demande”. Concrètement, pour un même revenu, il devient un peu plus difficile autant qu’il y a quelques mois. Certains projets immobiliers sont donc ajustés, voire reportés. Dans ce sillage, le niveau de l’apport personnel exigé par les banques remonte, après la baisse observée en 2025. Les emprunteurs sont donc contraints d’accroître les montants moyens des crédits contractés. Sur les deux premiers mois de l’année, cette hausse atteint 5,3%.
Pour contrer cette perte de pouvoir d’achat immobilier, les ménages s’endettent sur de très longues périodes. En février 2026, la durée moyenne des prêts accordés était de 252 mois (21 ans), un record. “La durée moyenne des crédits octroyés se maintient sur ses niveaux les plus élevés jamais observés”, précise d’ailleurs l’Observatoire.
D’autres hausses à venir
En plus d’augmenter leur taux, les banques sont moins enclines à prêter. Le rythme de progression depuis janvier est “très inférieur à celui du début de l’année 2025”. Sur un an, à fin février, le nombre de prêts accordés à augmenté de 25,4 %, contre 37 % il y a un an à la même époque.
La hausse devrait se poursuivre, mais sans accélération brutale. L’Observatoire évoque une évolution “progressive” des taux, sans soubresaut brutal. Dans ce contexte, les taux pourraient se stabiliser autour de 3,3 % à 3,5 % au printemps, avec des variations selon les profils. Une situation qui reste relativement favorable comparée aux niveaux historiques, mais moins avantageuse qu’en 2024.