Immobilier 2026 : les vraies raisons d’une reprise encore fragile

Publié le 7 janvier 2026 par Delphine Bardou 4 min

Plus de 900 000 ventes immobilières en 2025. À première vue, le marché semble enfin repartir. Pourtant, pour de nombreux investisseurs locatifs et propriétaires bailleurs, l’enthousiasme retombe vite. Loyers plafonnés, rentabilité sous pression, règles toujours plus strictes : en 2026, acheter sans stratégie peut coûter cher. Derrière la reprise affichée, le marché reste fragile, et seuls les projets finement optimisés tirent réellement leur épingle du jeu.

À retenir
Les ventes repartent, mais l’investissement locatif reste sous pression
L’encadrement des loyers freine fortement la rentabilité
En 2026, la sélection du bien et l’optimisation financière sont clés

Une reprise des ventes… mais pas pour tous

L’année 2025 marque un tournant après deux exercices très calmes. Plusieurs facteurs expliquent ce regain d’activité :

  • la baisse progressive des taux de crédit immobilier,
  • un ajustement des prix dans certaines zones,
  • un effet de rattrapage des projets immobiliers reportés en 2023 et 2024.

À savoir
Cette reprise concerne principalement les résidences principales. L’investissement locatif, lui, reste en net retrait.

Point clé
Le volume de ventes augmente, mais la rentabilité moyenne des investissements locatifs reste inférieure à son niveau d’avant‑crise.

Encadrement des loyers : le principal frein pour les investisseurs privés

Dans plusieurs grandes villes classées en zone tendue (Paris, Lyon, Lille, Bordeaux…), l’encadrement des loyers limite fortement les revenus locatifs, indépendamment du prix d’achat ou des travaux réalisés.

Pour les bailleurs, les conséquences sont concrètes :

  • loyers plafonnés, même après rénovation,
  • rentabilité brute souvent inférieure à 4 %,
  • difficulté à absorber la hausse des charges (taxe foncière, copropriété, entretien),
  • moindre incitation à rénover les logements énergivores.

Astuce
La location meublée sous statut LMNP n’est généralement pas soumise à l’encadrement des loyers. Elle permet de fixer librement le loyer et d’optimiser la fiscalité, à condition de respecter les règles déclaratives.

Exemple chiffré : l’impact réel de l’encadrement sur la rentabilité

Prenons un investissement locatif classique dans une grande ville encadrée.

  • Prix d’achat du bien : 250 000 €
  • Loyer de marché estimé : 900 € par mois
  • Loyer plafonné par l’encadrement : 740 € par mois
  • Charges annuelles (hors crédit) : 2 400 €

Calcul avec encadrement des loyers :
Loyer annuel = 740 × 12 = 8 880 €
Rentabilité brute = 8 880 / 250 000 = 3,55 %

Sans encadrement :
Loyer annuel = 900 × 12 = 10 800 €
Rentabilité brute = 4,32 %

Point clé
Une perte de 0,77 point de rentabilité peut suffire à rendre un projet non rentable une fois le crédit, l’assurance emprunteur et la fiscalité intégrés.

Comment bien investir dans l’immobilier en 2026 ?

Dans un marché plus contraint, l’investissement locatif ne s’improvise plus. Chaque paramètre doit être optimisé.

Critères essentiels à analyser avant d’acheter :

  • localisation hors zone d’encadrement des loyers,
  • logement avec un bon DPE (classes A à D),
  • forte demande locative (étudiants, bassins d’emploi, transports),
  • régime fiscal adapté à votre situation (LMNP, micro‑BIC, déficit foncier),
  • financement sécurisé avec une assurance emprunteur compétitive.

Mini check‑list investisseur :

  • Le bien est‑il soumis à l’encadrement des loyers ?
  • Peut‑il être loué sans travaux lourds ?
  • La rentabilité nette reste‑t‑elle supérieure à 4 % ?
  • Le coût de l’assurance emprunteur a‑t‑il été comparé ?

Astuce
Comparer les assurances emprunteur peut réduire le coût total du crédit de plusieurs milliers d’euros et améliorer directement la rentabilité nette de votre investissement.

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FAQ

L’investissement locatif est‑il encore intéressant en 2026 ?

Oui, mais uniquement avec une stratégie précise. Les projets mal situés ou peu rentables deviennent risqués.

L’encadrement des loyers va‑t‑il s’étendre ?

C’est possible. Plusieurs collectivités y sont favorables. Il faut intégrer ce risque dans vos simulations.

Faut‑il privilégier la location nue ou meublée ?

La location meublée (LMNP) reste souvent plus rentable et fiscalement avantageuse, surtout en zone tendue.

Quelle rentabilité viser aujourd’hui ?


Idéalement une rentabilité nette supérieure à 4 % après charges, impôts et assurance.

Le crédit immobilier reste‑t‑il accessible ?


Oui, mais les banques sont plus sélectives. Un bon dossier et une assurance optimisée font la différence.

Conclusion

La reprise du marché immobilier en 2026 est bien réelle, mais elle reste fragile. Derrière les chiffres encourageants de 2025, l’encadrement des loyers, la pression fiscale et les contraintes énergétiques pèsent lourdement sur les investisseurs. Pour réussir, il ne suffit plus d’acheter : il faut choisir le bon bien, au bon endroit, avec un financement et une assurance emprunteur parfaitement optimisés. Dans ce contexte, seuls les projets rigoureusement construits restent vraiment rentables.

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